L’ambivalence du bien-être au travail

Discipline: Sociologie
Dans quelle mesure le travail est-il à la fois source de bien-être et de mal-être? À travers une étude approfondie des mondes sociaux de la restauration et de l’université, l’auteur montre que l’expérience du travail est traversée d’ambivalences et de tensions. Il en éclaire les mécanismes, invitant ainsi à repenser notre rapport au travail et à mieux en articuler les dimensions sociales et psychologiques.
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Description

Le travail est présenté tour à tour comme source d’épanouissement ou de souffrance. Mais dans quelle mesure ces deux dimensions coexistent-elles ? À partir d’une enquête menée dans la restauration et le milieu universitaire québécois, cet ouvrage montre que le bien-être au travail est fondamentalement ambivalent. Entre les rares pôles des moroses et des satisfaits émergent trois figures : les surmenés, les déçus et les sereins. Trois lignes de force éclairent ces profils. D’abord, les expositions psychosociales s’organisent autour de six besoins de justice au travail – respect, reconnaissance, équité, participation, transparence et contrôle –, dont la satisfaction inégale nourrit l’ambivalence. Ensuite, les dispositions éthiques entretiennent engagement et tensions : l’éthique de l’effort et la résilience tracent des frontières morales entre résilients et vulnérables, consciencieux et négligents, tandis que chaque monde social s’organise autour d’ethos clivés, entre performance et collégialité dans le monde universitaire, entre métier, vente et convivialité en restauration. Enfin, les stratégies de gestion privilégient des adaptations à court terme et contribuent à une colonisation insidieuse de la vie personnelle par le travail. En plaçant l’ambivalence au cœur de son analyse, ce livre renouvelle le dialogue entre approches psychologiques et sociologiques et invite à repenser notre rapport au travail.

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