Les Amériques transculturelles. Les stéréotypes du jeu à somme nulle

Les Amériques transculturelles. Les stéréotypes du jeu à somme nulle

Parution: 17 octobre 2013
L’un perd et l’autre gagne quand on pense qu’il y a une somme finie de richesses. C’est la base de la croyance que la vie est un jeu à somme nulle. Par contre, croire que tous peuvent gagner car on va créer des richesses nouvelles, c’est penser en fonction du stéréotype que la vie est un jeu à somme non nulle et que les rencontres culturelles, économiques et sociales mènent à des situations gagne/gagne!
Ces deux stéréotypes sont vulgarisés dans les écrits littéraires, médiatiques et théoriques des 19e, 20e et 21e siècles. Ils ouvrent sur des argumentations qui soit valorisent un ordre lié aux États-nations soit légitiment les déplacements géographiques et symboliques propres à la globalisation.
Les rencontres culturelles réussies reposent sur le contrôle de la violence grâce au rejet des conduites de dominance analysées par Homi Bhabha et à la domestication de la mimésis d’appropriation explorée par René Girard. Alors, se mettent en place le multiculturalisme théorisé par Will Kymlicka ou le transculturalisme redéfinissant l’identitaire qui s’ouvre au tiers inclus, aux autres donc à une dynamique importante dans les Amériques issues de l’immigration et des rencontres souvent fondées sur le hasard et sur une narrativité qui joue de l’imprévu.

Description

L’un perd et l’autre gagne quand on pense qu’il y a une somme finie de richesses. C’est la base de la croyance que la vie est un jeu à somme nulle. Par contre, croire que tous peuvent gagner car on va créer des richesses nouvelles, c’est penser en fonction du stéréotype que la vie est un jeu à somme non nulle et que les rencontres culturelles, économiques et sociales mènent à des situations gagne/gagne!
Ces deux stéréotypes sont vulgarisés dans les écrits littéraires, médiatiques et théoriques des 19
e, 20e et 21e siècles. Ils ouvrent sur des argumentations qui soit valorisent un ordre lié aux États-nations soit légitiment les déplacements géographiques et symboliques propres à la globalisation.
Les rencontres culturelles réussies reposent sur le contrôle de la violence grâce au rejet des conduites de dominance analysées par Homi Bhabha et à la domestication de la mimésis d’appropriation explorée par René Girard. Alors, se mettent en place le multiculturalisme théorisé par Will Kymlicka ou le transculturalisme redéfinissant l’identitaire qui s’ouvre au tiers inclus, aux autres donc à une dynamique importante dans les Amériques issues de l’immigration et des rencontres souvent fondées sur le hasard et sur une narrativité qui joue de l’imprévu.
Revenir en haut