Histoires littéraires des Canadiens au XVIIIe siècle

Prix et mentions

GAGNANT du Prix Gabrielle-Roy 2012

Histoires littéraires des Canadiens au XVIIIe siècle

Discipline: Histoire
Parution: 23 mars 2012
«Ouvrage savant en même temps que lisible par le grand public, il révèle des pans des lettres canadiennes-françaises qui contribuent à mettre en lumière la façon dont une culture se constitue, historiquement et institutionnellement».

Description

L'origine des lettres québécoises remonte au XVIIIe siècle. C’est ce que relève ce travail archéologique sur un patrimoine littéraire longtemps négligé par les historiens : les représentations du Canadien par des Européens dans les dernières décennies de la Nouvelle-France, mais aussi les premiers textes conçus et diffusés par les Canadiens eux-mêmes dans la nouvelle Province de Québec puis au Bas-Canada.
La figure du fier et indiscipliné Canadien parfois assimilé au « Sauvage » traverse en Nouvelle-France les écrits de Lahontan, de Lafitau, de Charlevoix et de Mgr de Saint-Vallier. Elle hante aussi les récits de Beauchêne, de Lesage et de Voltaire, comme les témoignages de Kalm, de Montcalm, de Bougainville et de madame Bégon. Mais cette dernière est canadienne et c’est de l’intérieur qu’elle livre alors son point de vue sur ses compatriotes.
Au lendemain de la Conquête anglaise, les lettrés canadiens prennent eux-mêmes la plume pour défendre leurs intérêts et résister à l’assimilation. L’imprimerie et les premières gazettes leur fournissent de nouvelles armes dont ils tirent parti en s’initiant aux « Belles lettres » et à la politique. Chansons, récits, poèmes, mémoires et polémiques, mais aussi productions théâtrales animent le paysage culturel, alors que grondent les révolutions américaine et française. Les plus hardis connaissent la prison. Dans cette première génération d’écrivains se côtoient des Canadiens de naissance comme Saint-Luc de La Corne, Mézière, Bailly de Messein et Plessis, mais aussi des Français installés à demeure, comme Mesplet, Jautard, De Sales Laterrière et Du Calvet.
Également romancier, Bernard Andrès choisit ici de nous
raconter leur histoire et leurs histoires. Il offre, dans cet essai qui constitue l'aboutissement de vingt années de recherches, une synthèse narrative de ses travaux, en concluant sur le passage de la génération de la Conquête à celle des Patriotes.

Prix et mentions

GAGNANT du Prix Gabrielle-Roy 2012

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