Être antiquaire

Être antiquaire

Informations

Auteure : Sophie Javerlhiac

Discipline: Sociologie

464 pages

Format papier: 44.95 $


Cet ouvrage est un voyage "au pays des antiquaires" permettant de dévoiler les facettes de ce métier. Un métier aussi complexe et diversifié que le sont les meubles et objets exposés.

Description

Le métier d’antiquaire existe-t-il en tant que tel ? Ce terme générique recouvre en fait plusieurs métiers, allant du débarrasseur-récupérateur au marchand d’art ou au spécialiste réputé dans un domaine très précis, en passant par les artisans tapissiers, doreurs, ébénistes, restaurateurs de faïences, etc. Certains souhaitent être reconnus comme antiquaires, mot chargé de symbolisme, d’autres se contentent d’être qualifiés de brocanteurs. Ils sont en fait des « revendeurs d’objets mobiliers d’occasion ». Une enquête ethnographique de plus de deux ans auprès de plusieurs dizaines de professionnels français, au sein de ce monde particulier où se côtoient marchands internationaux, collectionneurs, amateurs de meubles ou d’objets anciens, a révélé les aspects les plus intimes de ces commerçants et de leur métier. Depuis l’entrée dans le métier au choix des marchandises, des lieux de vente à la relation avec les clients, de la transformation des pratiques aux bouleversements du métier sous le coup des transformations sociales et sociétales, des pratiques plus ou moins légales à la passion pour le bel objet ou le beau meuble, l’auteure nous entraîne dans un univers que beaucoup croient connaître pour avoir un jour fréquenté une boutique, une foire, un salon. La réalité est plus complexe : derrière l’apparence parfois hautaine de certains marchands se dissimule la réalité d’un monde social complexe dans lequel concurrence, entraide, dénigrement, passion se donnent à voir. Dans ce métier, « n’importe qui peut devenir quelqu’un » par son travail, ses connaissances acquises sur le tas, sa volonté, ses échanges avec les autres marchands ; beaucoup d’entre eux sont d’ailleurs « issus du terrain » et ont gravi les échelons « sur le tas », les formations étant pratiquement inexistantes dans ce domaine. C’est un métier singulier qui, malgré l’actuel désintérêt du public pour les meubles et les objets anciens, malgré les changements dans les habitudes de consommation et la multiplication des enseignes vendant des copies d’ancien ou encore des meubles et objets bon marché et interchangeables, doit sans cesse renouveler ses moyens de promotion et de vente.



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