Février 2007
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Résumé :
Sous la direction de Lucille Beaudry et Marc Chevrier
De toutes parts fusent les critiques du Québec moderne né de la Révolution tranquille. Ces critiques, associées souvent aux intellectuels de « la nouvelle sensibilité historique », annoncent-elles un retour du conservatisme ou alors une nouvelle forme de pensée critique ? S’inscrivant plutôt dans l’horizon du libéralisme politique, les auteurs du présent ouvrage ont entrepris d’interroger le Québec contemporain au travers de trois figures critiques du monde moderne au XXe siècle : Hannah Arendt, Emmanuel Mounier et George Grant. Sous l’éclairage de ces figures qui ont influencé plusieurs générations d’intellectuels au Québec apparaissent les contradictions et les difficultés que le Québec a rencontrées en entrant dans la modernité. Le présent ouvrage témoigne ainsi d’un véritable parcours dans une pensée plurielle.
Table des matières :
INTRODUCTION
Pensée critique, conservatisme ou libéralisme ?
Considérations sur l’horizon politique
et philosophique de la «nouvelle sensibilité »
Par Lucille Beaudry et Marc Chevrier, professeurs
de science politique, Université du Québec à Montréal
PARTIE I
PRÉSENCE DE HANNAH ARENDT
Hubert Guindon, lecteur de Hannah Arendt
Par Francis Moreault, chercheur, Faculté de théologie,
d’éthique et de philosophie de l’Université de Sherbrooke
Les temps impolitiques.
Réflexions arendtiennes autour d’une absence
Jean-Pierre Couture, doctorant, Département de science politique,
Université du Québec à Montréal
PARTIE II
PRÉSENCE D’EMMANUEL MOUNIER
Emmanuel Mounier, le personnalisme
au Québec, variations d’un apport critique
Par Lucille Beaudry, professeure de science politique,
Université du Québec à Montréal
Cynisme et désengagement politique.
Les répliques personnalistes de Jacques
Grand’Maison et de Fernand Dumont
Par Félix-Olivier Riendeau, professeur en science politique,
collège de Valleyfield
De Mounier à Marx : une énigmatique transition.
Quelques hypothèses issues du
parcours intellectuel de Pierre Vallières
Par É.-Martin Meunier, professeur de sociologie,
Université d’Ottawa
PARTIE III
PRÉSENCE DE GEORGE GRANT
La réception différée de George Grant au Québec
Par Yves Couture, professeur de science politique,
Université du Québec à Montréal
George Grant et la « nouvelle sensibilité ».
Une rencontre prédestinée ?
Par Christian Roy, chercheur et chargé de cours,
Faculté de théologie, d’éthique et de philosophie,
Université de Sherbrooke
Que faire du passé ?
La conception du temps chez George Grant
Par Éric Bédard, professeur, TÉLUQ,
Université du Québec à Montréal
Le Québec, société technique, ou
la nation déplorée d’après George Grant
Par Marc Chevrier, professeur de science politique,
Université du Québec à Montréal
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Biographie :
Lucille BeaudryLucille Beaudry est professeure au Département de science politique à l’Université du Québec à Montréal. Elle travaille dans le domaine de la pensée politique et poursuit sa recherche sur le politique dans l’art contemporain.
Marc ChevrierMarc Chevrier est professeur au Département de science politique à l’Université du Québec à Montréal. Ses travaux récents ont notamment touché à l’analyse politique du droit, au fédéralisme et aux idées politiques au Québec. Il a aussi contribué à des revues telles que Argument, Liberté et L’Agora et a publié, chez Boréal, Le temps de l’homme fini (2005).
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