326 pages
Novembre 2011
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Résumé :
Traduction de Basil Kingstone
Incapable de prendre en considération les rapports sociaux d’une communauté, le discours juridique de l’État moderne est en proie à une crise. Cette crise affecte le discours juridique international aussi bien que celui des États. Comme conséquence, les rapports sociaux d’une communauté se voient imposer avec violence un langage monologique. Notre époque est marquée par la violence au sein de l’État, sous prétexte de la loi. Le discours juridique moderne joue un rôle dans l’irruption de cette violence dans la société civile.
Les essais du présent volume révèlent les raisons de cette crise. L’ordre juridique moderne y est décrit comme privilégiant l’État. Au contraire de ce qu’on croit communément, une loi n’est ni une règle ni une valeur. Elle n’est pas non plus la conséquence de formes posées par l’État. L’ordre juridique moderne est plutôt caractérisé par un langage et une technique de raisonnement que des juristes spécialement formés prétendent être les seuls à connaître. Le droit n’est pas comme un langage : il est un langage.
Biographie :
William E. ConklinWilliam E. Conklin a publié son livre acclamé, Hegel’s Laws. The Legitimacy of a Modern Legal Order (2008), aux Presses de l’Université Stanford. Il a aussi écrit The Invisible Origins of Legal Positivism: a re-reading of a tradition (2000) et The Phenomenology of Modern Legal Discourse (1998). Il a édité plusieurs volumes et est un auteur prolifique dans les champs de la loi constitutionnelle et internationale, de la philosophie du droit et de la relation des humanités avec le droit.
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