Mythe et justice dans la pensée grecque

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Résumé :

Sous la direction de Stamatios Tzitzis, Maria Protopapas-Marneli, Bjarne Melkevik

Par sa culture et sa civilisation, la Grèce ancienne se révèle comme l’architecte du logos au cœur des mythes, contribuant grandement à l’héritage occidental par des trésors intellectuels et des vérités éternelles. La définition classique de la justice prend ses sources dans les expressions mythiques de la dikaiosynè qui portent nombre d’images anthropologiques : Dikè, Thémis, Némésis… En effet, chez les Hellènes, la justice ­mythique, contrairement à celles des légendes orientales, n’est guère dépourvue d’une rationalité bienfaitrice pour l’homme.

Dans les récits philosophiques hellènes, ce qui est juste, to dikaion, est incarné presque toujours par une figure féminine. Même l’idée de fécondité qui suit la justice porte le visage de la déesse Déméter. La justice, par extension, engendre ce qui assure la prospérité politique, tout en conservant en équilibre les rapports entre l’homme et le cosmos. La justice se dévoile dès lors comme principe régulateur de l’univers et de l’ordre social de la cité dans leurs mouvements continus. Ici les mythes racontent les combats des héros, les forces des divinités et l’évolution de la mentalité des citoyens dans le déploiement de leur histoire et l’évolution de leur culture. La multiplicité des formes anthropologiques de la justice à travers la symbolique des mythes éclaire ce qu’Aristote affirme dans L’Éthique à Nicomaque : « la justice se dit de plusieurs façons?».

Ont contribué à cet ouvrage : R. Argyropoulos ; I. Arnaoutoglou ; C. Baconicola ; A. Bazou ; I. Botouropoulou ; C. Despotopoulos ; J. Frère ; G. Maggini ; E. Moutsopoulos ; P. Noutsos ; K. Papalexiou ; T. Pentzopoulou-Valalas ; C. Phili ; Y. Prelorentzos ; A. Stavélas ; A. Stefanis ; C. Terezis ; S. Tzitzis ; P. Vallianos ; E. Vegléris.

Table des matières :

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Biographie :

Stamatios Tzitzis

Stamatios TZITZIS, directeur de recherche au CNRS, dirige le département de philosophie pénale de l’Institut de criminologie de Paris (Université Panthéon-Assas, Paris II) et codirige les Essais de philosophie pénale et de criminologie. Il a notamment publié les ouvrages suivants : La philosophie pénale (PUF, 1996), L’esthétique de la violence (PUF, 1997). Plusieurs de ses travaux ont paru en italien, en espagnol, en portugais et en grec.

Maria Protopapas-Marneli

Maria Protopapas-Marneli est docteure en philosophie ancienne de Paris IV, Sorbonne, et directrice au Centre de recherche sur la philosophie grecque de l’Académie d’Athènes.

Bjarne Melkevik

M. Bjarne Melkevik (docteur ès droit de Paris II) est professeur à la Faculté de droit de l'Université Laval. Son champ de recherche est la philosophie du droit et d'épistémologie et de la méthodologie juridique. Il est auteur de Horizons de la philosophie du droit (1998 et 2004), Réflexions sur la philosophie du droit (2000) et Rawls ou Habermas. Une question de philosophie du droit (2002).


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