156 pages
Avril 2008
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Résumé :
« Elle savait tout le sang et toutes les douleurs »
En tant qu’infirmière, je ressentais ce désir de m’investir dans ces luttes sociales parce que j’avais des demandes précises de femmes qui venaient me voir alors que j’étais au CLSC. Comme infirmière,
je me sentais responsable.
Ce qui heurtait mes valeurs d’infirmière, c’est lorsque des personnes formulaient une demande et que celle-ci n’était pas écoutée, principalement dans les hôpitaux. Ça heurtait mes valeurs lorsque, par exemple, un couple demandait un accouchement sans violence, conforme à leur choix, à leurs valeurs et qu’il ne l’obtenait pas. Ça me heurtait qu’une femme désirant interrompre une grossesse non désirée ne soit pas entendue, écoutée ou respectée.
- LOUISE GAREAU
Notre monde risque de mourir par trop d’obéissance. S’il y avait sur cette terre plus de Louise Gareau,
plus de gens capables de poser des actes réfléchis empreints de profondes valeurs de dignité et d’humanité, ce risque deviendrait pratiquement nul. Louise Gareau fait partie de ces gens qui ont fait que je me suis senti soutenu dans le combat de ma vie pour la dignité, pour le droit des femmes à pouvoir choisir librement leur maternité et à pouvoir avoir accès librement et dignement à une interruption volontaire de grossesse dans de bonnes conditions.
- Dr HENRY MORGENTALER
Elle savait tout le sang et toutes les douleurs. Maintenant que je la connaissais un peu, quand je la regardais quitter le bar pour sa villa sur la colline, je me sentais un peu triste. Je mesurais, je voyais la solitude profonde de la militante qui sauve les vies d’inconnus, mais qui possède bien peu de temps pour se préoccuper de la sienne.
- GIL COURTEMANCHE
Recensions :
Louise Gareau honorée par la YWCA, le journal de Québec
Une superinfirmière avant l'heure, Le Soleil
L'infirmière inconnue. Du dévouement à l'épuisement, Gazette des femmes
Table des matières :
Biographie :
Bernard RoyBernard Roy est professeur à la Faculté des sciences infirmières de l’Université Laval (2004) et titulaire d’un doctorat en anthropologie (2002). C’est dans sa trajectoire d’infirmier en milieu autochtone qu’il s’est initialement intéressé à cette importante manifestation d’iniquité de santé dont étaient et sont toujours victimes les femmes et les hommes des Premières Nations : le diabète. Ses travaux sur cette problématique de santé ont reçu l’appui de Diabète Québec et ont fait l’objet de publications ainsi que de nombreuses conférences. Son ouvrage Sang sucré, pouvoirs codés, médecine amère a mérité, en 2005, la médaille Luc-Lacourcière qui souligne l’excellence d’un ouvrage d’ethnologie publié en langue française en Amérique du Nord. En fait, au cœur du travail de ce professeur-chercheur se trouve le souci de la valorisation de la parole de ces personnes trop souvent laissées pour compte dans un monde où, de plus en plus, les données probantes ont la cote.
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Louise Gareau, infirmière de combats. Entretiens de Bernard Roy avec Louise Gareau
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