Mai 2002
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Résumé :
Il y a à peine dix ans, on s'imaginait que l'Internet allait prolonger l'action des médias de masse et attirer vers ses promoteurs d'énormes profits ; aujourd'hui le rêve est partiellement brisé. Depuis 1995, le raz-de-marée du Web et l'émergence des niches comme marchés attirent l'attention des promoteurs sur les groupes d'intérêts. Ceux-ci deviennent un espace social stratégique où la démocratie, l'économie, le marketing et l'éducation seront modifiés.
Par groupes d'intérêts, on entend à la fois les collectivités locales, les groupes d'appartenance, les communautés de pratique, les associations, collectifs et réseaux, et aussi les cybercommunautés.
Le groupe d'intérêts sert d'interface entre le citoyen et l'État :
• C'est un lieu de conscientisation qui exige que ses membres participent aux processus de décisions visant le développement d'une meilleure qualité de vie.
• C'est un lieu de participation où chacun donne un sens au groupe et confère à celui-ci le pouvoir extraordinaire d'influencer l'opinion publique.
• C'est un lieu où la communication joue un rôle prépondérant et où les médias traditionnels et les nouvelles technologies d'information et de communication (Internet, site Web, portail, etc.) doivent être utilisés de façon complémentaire.
© Tous droits réservés aux Presses de l'Université Laval
Biographie :
Michel CartierExpert international très régulièrement sollicité par de grandes institutions et entreprises, Michel Cartier est professeur au Département des communications de l'Université du Québec à Montréal.
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