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Résumé :
La mondialisation de la communication – dont Internet est une figure emblématique – avive des tensions suscitant à la fois craintes et espérances. Des débats surgissent autour des pratiques de coopération en réseau et quant à la gouvernance d’Internet. Loin des rêves des fondateurs, la nouvelle génération des bâtisseurs d’Internet semble poursuivre une utopie limitée, au sens où ces concepteurs et praticiens de divers horizons n’aspirent pas tant à révolutionner le monde qu’à y apporter des changements à leur portée immédiate. Cet ouvrage propose un regard croisé de chercheurs français et québécois sur les nouvelles formes de solidarité et de régulation liées aux actuelles pratiques d’Internet.
La première partie, « Le logiciel, objet d’une politisation », concerne le mouvement de l’informatique libre qui recouvre, à l’échelle de la planète, un ensemble de pratiques informatiques s’inspirant de principes libertaires, prônant une économie de l’entraide fondée sur la libre distribution des codes et de nouvelles manières de coopérer par l’intermédiaire des réseaux. Le logiciel libre apparaît ainsi comme un bien public pouvant structurer un nouvel espace politique de communication.
La deuxième partie, « Une culture numérique émergente », porte sur les pratiques des jeunes adultes internautes. Ces activités seraient-elles à la base d’une culture organisée autour de nouveaux principes de vie, de nouvelles valeurs ? Assisterions-nous au déploiement de pratiques en rupture avec les normes de la modernité ?
Dans la troisième partie, « Les conditions d’une gouvernance démocratique d’Internet », les cadres et les mécanismes de régulation de ce nouveau dispositif de communication sont analysés à l’aune des principes démocratiques. Parlements, tribunaux, organisations internationales et autorités de régulation de tous niveaux sont dorénavant aux prises avec la nécessité de repenser l’articulation de leurs compétences.
Une interrogation sociologique et politique traverse l’ensemble de cet ouvrage : dans quelle mesure ces pratiques de coopération en réseau par Internet – constituant l’informatique en bien commun – ouvrent-elles vers de nouveaux espaces sociaux de solidarité ?
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Biographie :
Serge ProulxSerge Proulx est professeur titulaire à l’École des médias, Faculté de communication de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Il dirige le Groupe de recherche sur les usages et cultures médiatiques (GRM) (http://grm.uqam.ca/) et le Laboratoire de communication médiatisée par ordinateur (LabCMO) (http://cmo.uqam.ca).
Françoise Massit-FolléaFrançoise MASSIT-FOLLÉA est chargée de mission auprès du département « Nouvelles technologies pour la société » du ministère français de la Recherche et enseigne à l’École normale supérieure Lettres et sciences humaines de Lyon.
Bernard ConeinBernard CONEIN est professeur de sociologie à l’Université de Nice et membre du Groupe de sociologie politique et morale de l’École des hautes études en sciences sociales (Paris).
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