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Argument Vol. 10 No 2. Printemps-Été 2008. Faut-il tirer la chaîne ?

  • Auteur : Daniel Tanguay
  • Collection : Argument
  • Discipline : Sciences humaines, Éducation et IQRC
  • 198 pages

  • Avril 2008

  • ISBN : 978-2-7637-8725-1
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Résumé :

Daniel Tanguay, directeur
François Charbonneau, rédacteur en chef

« Aussi bien ma réflexion que mon expérience m’amènent à conclure que Beauvoir a fait fausse route. Pour moi, une véritable valorisation de la femme consiste à accorder davantage d’importance à ce qu’elle a de particulier, à ce qui lui est propre, donc à valoriser la maternité et le rapport privilégié à la vie qu’elle permet de connaître. Certes il y a l’aspect biologique (et donc animal) qui répugne tant à Simone, mais vécu par une femme, cet aspect est humanisé et me semble une façon, sinon unique, du moins privilégiée, de comprendre des facettes fondamentales de notre humanité, notamment l’attachement, l’amour, la capacité d’aimer un autre plus que soi, la possibilité de se sacrifier pour autrui, la quête amoureuse. Car il me semble n’avoir compris la véritable origine et l’ultime but de la quête amoureuse que par la maternité. Aussi, à mon sens, le féminisme devrait encourager la verbalisation, la communication et la compréhension de ces révélations sur la condition humaine qui viennent par la maternité. »
Élaine Larochelle

« Le prototype du journaliste n’est-il pas encore le Tintin idéaliste et brave dont les connaissances et les compétences analytiques importent assez peu pourvu qu’il produise un bon show ? Pourquoi le « pédagogue-réservoir-deconnaissances-et-analyste-chevronné » n’a-t-il pas détrôné Tintin ? Pourquoi,
si la science a Yannick Villedieu, la politique ne pourrait-elle pas avoir plusieurs « Yannick Villedieu » ? Quelles qualités attend-on de celui ou celle qui doit rendre compréhensibles la mondialisation, la fragmentation sociale, l’aliénation politique, les crises identitaires et le terrorisme ? La télévision peut-elle faire comprendre qu’un bon show sociopolitique peut aussi être celui qui suscite la fascination et l’engouement pour la connaissance, bref le plaisir intellectuel ! (Les patrons de Radio-Canada savent-ils ce qu’est le plaisir intellectuel ??) »
Anne-Marie Gingras

« La littérature québécoise telle que nous l’avons racontée apparaît plus complexe que la tradition historiographique ne nous y a habitués. Le collectif « littérature québécoise » y est moins assuré à cause de la diversité des oeuvres, des esthétiques, des projets et des pratiques qu’il recouvre. Une unité nous est pourtant apparue, unité qui tient à cette tradition de lecture déjà évoquée, parfois explicite et revendiquée dans les textes, parfois cristallisée dans des mythes, mais aussi souvent inscrite en creux dans la relance des questions, des formes ou encore des personnages. Petite littérature, habitée par le « soupçon », la littérature québécoise hésite sans cesse entre le rêve de grandeur et l’autodépréciation, entre l’affirmation enthousiaste de sa légitimité et un provincialisme contrit. […] S’il y a une leçon d’humilité qui se dégage de l’écriture d’une histoire de la littérature québécoise, ce n’est pas à l’égard des autres traditions mieux assurées. C’est à l’égard d’écrivains du passé, comme Marie de l’Incarnation, Octave Crémazie ou Louis Dantin, qui, dans des contextes difficiles, ont élevé la littérature à un niveau qui devrait faire envie aux lecteurs contemporains que nous sommes. »
Michel Biron, François Dumont, Élisabeth Nardout-Lafarge

www.revueargument.ca

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