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    L'antiaméricanisme québécois

Argument. Vol. 7, No 2. Printemps - Été 2005
L'antiaméricanisme québécois

  • Auteur : Daniel Jacques
  • Collection : Argument
  • Discipline : Sciences humaines, Éducation et IQRC
  • 168 pages

  • Mars 2005


  • ISSN : 1481-3971-7-2
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Résumé :

« À la base de l'antiaméricanisme, il y a une ignorance crasse de la réalité américaine et de sa culture. Cette ignorance est compréhensible et, à la limite, pardonnable pour ceux qui vivent loin des États-Unis. Elle ne l'est vraiment plus pour des Canadiens qui appartiennent à l'Amérique du Nord, qui en vivent et qui en profitent, tout particulièrement pour des intellectuels qui n'ont pas le droit de se fermer les yeux devant la complexité, la diversité et la richesse culturelle du grand pays voisin, fût-il à la tête d'un empire. »
Louis Balthazar

« Face aux conflits internationaux, les Québécois ont généralement emprunté un raccourci systématique vers la solution pacifique ou, du moins, non interventionniste. Rarement ont-ils discuté, encore moins avancé, des raisons morales pouvant justifier le recours à la force. Et il semble révélateur que les deux seuls partis envisagent un Québec souverain, le Bloc québécois et le Parti québécois, soient en faveur d'un État québécois démilitarisé ou, au mieux, strictement limité aux interventions de maintien de la paix avalisées par l'ONU. »
Jean-Frédéric Légaré-Tremblay

« Les canadianistes savent que les Québécois se rêvent volontiers comme nation lorsque c'est le cœur qui est sollicité et quand ce sont leurs chansonniers, leurs écrivains, leurs comédiens, leurs humoristes, leurs athlètes et leurs saltimbanques qui en sont les ambassadeurs. Cependant, dès qu'il s'agit d'une nation politique qui se définit par sa constitution, ses exigences publiques, un fonds commun de devoirs et d'horizons, aussitôt les esprits se divisent, les palabres reprennent, les amateurs de jésuitismes grenouillent, l'ambivalence devient sagesse. »
Marc Chevrier

« À l'instar des sociétés dites primitives, sociétés suspendues à une constellation de mythes à la fois radicalement lointains et immédiatement présents, les sociétés postindustrielles n'ont plus de profondeur historique véritable : l'histoire est pour elles un lieu aussi vide que l'est pour la poule la coquille de l'œuf d'où elle est sortie. Elles sont surgies de l'histoire mais l'histoire n'est plus pour elles qu'une gangue inutile parce que, situées à la fin de l'histoire, elles n'ont rien à continuer ni à abolir. Elles peuvent donc prendre congé de l'histoire. »
Jean-Philippe Warren

www.revueargument.ca


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