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Résumé :
Ce livre met en relief le rôle de la représentation sociale du travail héritée du passé communiste dans le développement des pays postsoviétiques. L’auteur construit sa réflexion en se fondant sur les résultats d’une recherche effectuée en Moldavie, montrant comment l’échec de la transition postcommuniste dans des pays comme celui-ci peut être partiellement expliqué par un clivage entre la représentation sociale du travail et les principes de fonctionnement de l’économie capitaliste. Une radiographie fine de la représentation sociale du travail, et de son contexte symbolique, est complétée par une analyse des pratiques dans les deux systèmes économiques. Le livre constitue une critique des analyses des transitions postcommunistes qui ne prennent pas en considération le fondement représentationnel des sociétés.
Table des matières :
Remerciements
Préface
INTRODUCTION
Le cas de la Moldavie
Pourquoi le secteur du commerce ?
L’objet de recherche
Notre questionnement
Les objectifs de cet ouvrage
L’enquête
Les critères de sélection des entreprises
La préoccupation pour la discipline financière
Le degré de centralisation
L’importance accordée au marketing dans l’entreprise
Partie I
LE TRAVAIL DANS LA MODERNITÉ
Chapitre 1
LA SOCIÉTÉ SOVIÉTIQUE :
UNE EXPÉRIENCE ÉCHOUÉE DE MODERNISATION
Le socialisme réel et la modernité « poussée à l’extrême »
Les changements sociaux
Société traditionnelle, société moderne
Sociétés communistes et sociétés modernes
Les changements postcommunistes
Gestion des risques
Stratégies des acteurs
Les facteurs de changement
La pensée des sociétés et la transition postcommuniste
La sécularisation
L’individualisme
Culture politique
Culture économique
Les représentations sociales comme éléments
de la culture moderne
La théorie « génétique » des représentations sociales
Les principes organisateurs des représentations sociales
Le noyau central et le changement représentationnel
Le rôle des prédispositions
dans le changement représentationnel
Chapitre 2
LE TRAVAIL ET LA SOCIÉTÉ
Le travail comme valeur moderne
La conception occidentale du travail et le marxisme
La représentation traditionnelle du travail dans la Russie tsariste
L’interprétation soviétique du travail moderne
Partie II
LE TRAVAIL POSTCOMMUNISTE,
SON SENS ET SES PRATIQUES
Chapitre 3
LE TRAVAIL DANS LE PASSÉ ET DANS LE PRÉSENT
Le passé : le paradis perdu
Le mythe du capitalisme
Un nouveau mythe du paradis perdu
La prospérité
L’égalité
La discipline
La stabilité
Le présent : un changement sans changements
La pression
Le travail, une idéologie et une représentation
Le discours idéologique
La centralité du travail
Salaire et conditions
Plaisir
Équipe
Des valeurs post-idéalistes ?
Chapitre 4
LA DISPARITION DE L’ÉTAT PATERNALISTE
L’État paternaliste
Le changement du rôle de l’État paternaliste
Les entreprises et la discipline financière
dans le communisme et le postcommunisme
Les fondements institutionnels du paternalisme
de l’État communiste
La propriété des moyens de production
La décision
La source d’information
Les nouvelles pratiques dans les entreprises
Partie III
DANS QUELLE DIRECTION LA REPRÉSENTATION
DU TRAVAIL ÉVOLUE-T-ELLE ?
Chapitre 5
ENTRE LE PLAISIR ET L’ARGENT : LE SENS DE LA DÉROUTE
DU TRAVAIL DANS LES SOCIÉTÉS POSTCOMMUNISTES
La fin du travail en Occident : une crise représentationnelle ?
L’argent, le plaisir et la vie : une nouvelle réalité de travail
dans une structure ancienne
Analyse lexicographique
Les catégories thématiques
L’analyse des fréquences et des rangs
d’apparition des mots
Le travail sans plaisir : Quo vadis ?
Le contenu représentationnel
Le noyau central
Un retour à la tradition ?
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE
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Biographie :
Lilian NeguraLilian Negura est professeur à l’École de service social de l’Université d’Ottawa. Ancien élève de l’École doctorale en sciences sociales de l’Europe centrale et du Ph.D européen en représentations sociales et communication (Université La Sapienza, Rome), il a obtenu son doctorat en sociologie à l’Université Laval (Canada). Boursier de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), Marie-Curie et du Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH), il a effectué plusieurs stages d’études et de recherche dans des centres universitaires européens (Maison des sciences de l’homme, Paris ; Université de Paris 7 ; Maison méditerranéenne des sciences de l’homme, Aix-en-Provence). Lilian Negura est membre du Centre de recherche et d’intervention sur l’éducation et la vie au travail (CRIEVAT) et du Réseau thématique international en représentations sociales et communications (The So.Re.Com.Thematic Network). Il a également œuvré en 2001 au Laboratoire européen de psychologie sociale à la Maison des sciences de l’homme à Paris. Bon connaisseur de l’Europe de l’Est, il a publié plusieurs travaux dans le domaine de la représentation sociale du travail, de la santé et de l’intégration socioprofessionnelle.
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