Août 2003
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Résumé :
À trop vanter la sagesse ou la sérénité de Montaigne, on risque -d’enfermer sa pensée dans la désuétude et on néglige de la confronter à d’autres. Or, par l’incertitude qui l’anime, cette pensée s’inscrit au cœur des débats de l’époque moderne sur la naissance de la conscience démocratique. Pour y réfléchir, cet ouvrage tente d’abord de cerner l’art du jugement que mettent en œuvre les Essais. Puis l’ouvrage en discute certains aspects (la politique, la religion, la fiction et l’identité) en donnant à Montaigne quatre interlocuteurs (Machiavel, Pascal, Rousseau et Diderot) à même d’explorer l’un des enjeux décisifs de son projet : avec quelles intentions et avec quelles conséquences peut-on adresser aux autres une parole incertaine ? Si la parole de Montaigne est incertaine de ce qu’elle avance, elle est aussi incertaine de susciter l’interlocution souhaitée, c’est pourquoi son pari sur la vérité est indissociable d’un pari sur la sociabilité et, plus précisément, sur la démocratie comme régime de la parole échangée.
© Tous droits réservés aux Presses de l'Université Laval
Biographie :
Philip KneePhilip Knee est professeur à la Faculté de philosophie de l’Université Laval à Québec. Il a publié Qui perd gagne. Essai sur Sartre, aux Presses de l’Université Laval en 1993 (Prix Raymond-Klibansky) ; et Penser l’appartenance. Enjeux des Lumières en France, aux Presses de l’Université du Québec, en 1995.
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