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Résumé :
Textes réunis par Leïla Azzaria, Jean-Marie Fecteau, Jean-Guy Lacroix, Diane Lamoureux
Ce livre contient les principales contributions de Carol Levasseur, professeur au Département de science politique de l’Université Laval, décédé en 2003. Sa pensée couvre trois grands champs de la recherche actuelle en sciences sociales : le pouvoir, le temps et les résistances. Le pouvoir est traité essentiellement sous l’angle de l’interaction entre la société et ses institutions. Le temps est abordé sous les aspects de la précarité, de l’incertitude, de l’insécurité, dans une logique de la complexité et des défis qu’impliquent les changements sociaux. Les résistances constituent pour lui non seulement un envers du pouvoir, mais le déploiement des possibilités qui fondent son optimisme vis-à-vis de la capacité humaine de façonner sa destinée. Les multiples formes de la domination, l’avenir à prendre au sérieux, les résistances comme autant de clés de cet avenir, voilà les défis qu’a affrontés la réflexion de Carol Levasseur.
Table des matières :
Avant-propos
Introduction des éditeurs : Carol Levasseur ou la pensée comme épreuve de la complexité du monde
1. Le pouvoir
2. Le temps
3. Les résistances
PREMIÈRE PARTIE
POUVOIR
1. De la politique du calme à l’ère de la politique-spectacle
1. Une recomposition majeure
2. L’après-guerre ou le règne de la politique du calme sur fond de terreur nucléaire
3. Paradigmes politiques et normalisation : la politique au cœur de la politique
4. Le réalisme démocratique ou l’entrée dans l’ère de la politique-spectacle
2. L’émergence de l’État-providence : entre ordre et désordre
1. La société civile comme fondement des phénomènes politiques
2. Une pratique sociale en perpétuelle transformation
3. Le problème de l’ordre
4. L’État moderne : un nouvel art de gouverner et une conscience aiguë du désordre
5. Entre ordre et désordre
6. Foucault et la question de l’ordre
7. Du désordre à l’organisation systémique
8. Le mouvement historique de l’auto-organisation
9. La souveraineté organisatrice du social, pour conjurer le désordre et la violence
10. L’État-providence : une croissance vertigineuse des médiations d’institution du social
11. Significations imaginaires ou cohésion sociale
3. État-providence et libéralisme économique : gouverner à distance l’insécurité sociale
1. Le virage néolibéral contemporain : reproblématiser le thème du gouvernement à distance
2. La question sociale : pauvreté, paupérisme et désocialisation libérale de l’économie
3. L’insécurité salariale : au cœur de la redéfinition de la question sociale au XXe siècle
4. De l’État-providence aux États providentiels : la pluralité des modes de gouvernement de l’insécurité sociale
5. Gouverner l’insécurité sociale : un problème politico-institutionnel
6. Libéralisme économique et gouvernementalité politique
7. Le pouvoir : au fondement de la gestion étatique de l’insécurité
8. Régulation des populations et bio-pouvoir : une technologie inédite de gouvernement à distance
9. Administrer à distance la lutte à l’insécurité sociale
10. Penser le social et en faire un objet pour l’action à distance
Conclusion
DEUXIÈME PARTIE
TEMPS
4. Modernité, temporalités et sens
1. Modernité et désenchantement du monde
1.1. Modernité, temps et incertitude
1.2. Mise hors jeu du religieux dans la modernité
1.3. Modernisation, temporalité, incertitude
1.4. La mise en modernité : de l’individu au désordre
5. Postmodernité, temps et discours
1. Postmodernité, temps et discours
2. Fin des idéologies ?
3. Sémiosis sociale
4. Postmodernité et idéologie
5. Condition postmoderne et rapport au sens
6. Postmodernité et communication
Conclusion
6. La dimension temporelle de la société du risque : la dialectique du risque et de l’assurance
1. Technologie assurancielle et souci de l’avenir : sécurisation collective de la dernière étape du parcours des âges
1.1. Cohésion sociale et inscription dans la durée
1.2. Action collective et rapport à l’avenir
1.3. De l’incertitude au risque : la logique assurancielle
1.4. La sécurisation de la vieillesse : l’invention des régimes de retraite et de pension
1.5. Technologie assurancielle et temps : la gestion prévisionnelle de la dernière étape du parcours des âges
1.6. État et sécurisation collective : l’État-providence et l’institution des régimes de retraite
1.7. État-providence et politiques du temps : des héritages du passé au souci de l’avenir
2. Crise de l’État-providence, individualisation biographique et société du risque : les politiques de préretraite
2.1. De la dévalorisation culturelle de l’avenir à l’hégémonie de l’urgence
2.2. Politiques de préretraite et abaissement de l’âge de la retraite
2.3. Transformation du mode de gestion assuranciel de la dernière étape du parcours des âges
Conclusion
7. Monnaie et incertitude
1. Religion et incertitude
2. Percée dans la modernité : le capitalisme
3. Le rôle de la monnaie et l’insécurité moderne
4. Simmel et la philosophie de l’argent
5. Monnaie, espace et temps chez Giddens
8. La dialectique du temps : temps vécu et temps pensé
TROISIÈME PARTIE
RÉSISTANCES
9. Salariat, conflits salariaux et mouvement ouvrier : société salariale et État-providence au XXe siècle
1. Salariat, travail et mode de vie
1.1. Salariat et société de travail
1.2. Travail salarié et identification sociale
1.3. De l’ère des individus à la société salariale
2. Rapport salarial, mouvements sociaux et État-providence
2.1. Conflits salariaux et mouvement ouvrier
2.2. Mouvement ouvrier et demande sociale d’État
2.3. Mouvements sociaux et champ politique
3. Autonomie, mouvements sociaux et espace public démocratique
3.1. Auto-institution du social et politique
3.2. Conflits sociaux et espace public critique
3.3. Mouvement ouvrier et autonomie
3.4. Au cœur de l’institutionnalisation de la praxis sociale : l’État
3.5. État-providence et citoyenneté démocratique
Conclusion
10. La crise de la démocratie à l’ère de l’information
1. Les médias et la crise de la démocratie
2. Qu’est-ce que la démocratie ?
3. Démocratie représentative, médias et mise en scène de la politique
4. Transformation de l’identité du pouvoir
5. Renouvellement du champ des actions collectives de protestation et de contestation : émergence des nouveaux mouvements sociaux
6. Après Seattle : un nouveau répertoire d’action collective
7. Société informationnelle organisée en réseaux planétaires et résistance défensive à la mondialisation
8. Repli communautaire sur les ruines de la société industrielle et de l’État national-territorial
11. Nouveaux défis de la politique et nouveaux mouvements sociaux
1. Des mouvements surgissant des conflits qui traversent et déchirent la société
2. Un sujet historique global ?
3. Le caractère spécifique des nouveaux mouvements sociaux
4. Émergence d’un nouveau paradigme politique à travers l’action des nouveaux mouvements sociaux
12. Les défis de l’écologie sociale et politique
1. L’écologisme : entre science et mouvement social : 1968-1980
2. La dérive expertocratique : 1980-1994
2.1. Écoscientisme et développement durable
2.2. Les obstacles au développement durable
Bibliographie
Origines des textes
© Tous droits réservés aux Presses de l'Université Laval
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