Décembre 2003
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Résumé :
Prix Léon-Gérin 2005
Le 2 août 1914, l'Europe et le monde ont basculé dans les charniers du XXe siècle. Dans les années qui précèdent la grande «Guerre civile européenne» qui n'a pris fin qu'en 1945, des mouvements pacifistes s'étaient pourtant développés partout, qui avaient déclaré «guerre à la guerre» et entretenu l'espoir de voir bientôt disparaître, emporté par le progrès, ce «pitoyable reste de barbarie». Dans le mouvement socialiste, en France surtout, un puissant courant antimilitariste s'était efforcé de saper le moral de l'armée ; il avait juré que les ouvriers répondraient à toute mobilisation par la grève générale insurrectionnelle. C'est ce courant antimilitariste qui est l'objet de ce livre : entre son idéologie de «guerre sociale» et son utopie d'une humanité future, fédérée et pacifique, ce militantisme d'il y a cent ans a quelque chose à nous apprendre. «Le capitalisme porte la guerre comme la nuée porte l'orage», répétait Jean Jaurès : de tels propos ne sont plus de bon ton aujourd'hui. Pourquoi ne pas chercher à comprendre ces convictions militantes de jadis et ces enthousiasmes plein de perspicacité et d'aveuglement ?
© Tous droits réservés aux Presses de l'Université Laval.
Biographie :
Marc AngenotMarc Angenot occupe la Chaire James-McGill d’étude du discours social à l’université McGill de Montréal. Il est l’auteur d’un grand nombre d’ouvrages d’analyse du discours et d’histoire des idées. Ses derniers livres s’intitulent : Le marxisme dans les grands récits (Les Presses de l’Université Laval et L’Harmattan, 2005) et Dialogues de sourds : traité de rhétorique antilogique (Mille et une nuits, 2008).
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