40 pages
Novembre 2008
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Résumé :
La France a aboli l’esclavage dans ses colonies en 1848 ; le processus de décolonisation s’est achevé en 1962 pour l’essentiel. Alors que l’on pourrait penser que ces faits appartiennent à un passé déjà ancien, de très vifs débats ont ressurgi dans la société française depuis une dizaine d’années autour de ce « passé qui ne passe pas ». Face à cet ensemble de polémiques mêlant histoire et mémoire, les historiens ont été sollicités par les media et se sont profondément divisés autour de la légitimité ou non des lois dites « mémorielles ».
Biographie :
Marcel DorignyMarcel Dorigny, de l’université Paris VIII Saint-Denis, est secrétaire général de la Société des études robespierristes, directeur de Dix-huitième siècle, membre du Comité des travaux historiques et scientifiques (CTHS) du ministère de la Recherche et responsable des publications de la section « Histoire du monde moderne, de la Révolution française et des révolutions » de ce Comité.
Ses recherches portent sur les courants du libéralisme français au XVIIIe siècle et dans la Révolution française, principalement dans les domaines coloniaux, ainsi que sur les processus d’abolition de l’esclavage dans les colonies d’Amérique, notamment dans le cas de Saint-Domingue-Haïti, et leurs rapports avec les mouvements d’indépendance des colonies américaines : États-Unis, Amérique espagnole. Il a publié notamment (avec Bernard Gainot), La Société des amis des Noirs, 1788-1799. Contribution à l’histoire de l’abolition de l’esclavage (Éditions Unesco, Paris, 1998) ainsi qu’avec Yves Bénot, Grégoire et la cause des Noirs, 1789-1831, combats et projets, Paris, 2000.
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